Ardoise traite des données concernant des enfants mineurs. Nous avons choisi d'expliquer précisément ce que nous collectons, pourquoi, et ce que nous ne faisons pas — plutôt que de nous abriter derrière des formules générales.
1. Qui est responsable des données
Ardoise est édité par Obed Kabakaba, à Kinshasa, République démocratique du Congo. Contact : myardoise@gmail.com.
Une distinction est essentielle. Chaque école reste responsable des données de ses élèves. Elle décide qui est inscrit, ce qui est saisi, et qui a accès à quoi. Ardoise agit comme sous-traitant technique : nous hébergeons et traitons ces données pour le compte de l'école, selon ses instructions, et nous ne les utilisons jamais à nos propres fins.
2. Quelles données sont traitées
| Catégorie | Données | Pourquoi |
|---|---|---|
| Élèves | Nom, postnom, prénom, sexe, date de naissance, matricule, photo, classe, adresse, téléphone | Tenir le registre scolaire et produire les bulletins |
| Scolarité | Notes, bulletins, présences, faits disciplinaires, résultats de fin d'année | Assurer le suivi pédagogique, obligation propre à l'établissement |
| Responsables | Nom, téléphone, adresse électronique | Communiquer avec la famille et donner accès aux résultats |
| Personnel | Nom, adresse électronique, téléphone, photo, rôle, mot de passe chiffré | Ouvrir les accès et tracer les actions |
| Frais scolaires | Montants dus et versés | Suivi comptable de l'établissement |
| Journal technique | Connexions, actions sensibles, adresse IP | Sécurité et résolution d'incidents |
3. Ce que nous ne faisons pas
- Nous ne vendons, ne louons et n'échangeons aucune donnée.
- Nous n'affichons aucune publicité et ne pratiquons aucun profilage commercial.
- Nous n'utilisons pas les données d'une école pour entraîner un modèle d'intelligence artificielle.
- Une école ne voit jamais les données d'une autre : l'isolement est appliqué par la base de données elle-même, pas seulement par le code applicatif.
4. Intelligence artificielle
Certaines fonctions — propositions d'appréciations de bulletin, repérage d'élèves en difficulté, aide à la rédaction, assistant WhatsApp — s'appuient sur un modèle de langage fourni par Anthropic.
Les noms des élèves ne sont pas transmis. Avant tout envoi, les identités sont remplacées par des étiquettes neutres (« Élève 1 », « Élève 2 »). Le modèle reçoit des chiffres et des situations, jamais des personnes identifiées. Les vrais noms sont réassociés sur notre serveur, après la réponse.
Le modèle ne calcule aucune note, aucune moyenne et aucun classement : ces valeurs sont produites par la plateforme, et le modèle se contente de les mettre en mots. Toute proposition écrite par l'assistant est relue et validée par un membre du personnel avant d'être enregistrée.
Les données envoyées ne sont pas utilisées pour entraîner les modèles d'Anthropic.
5. WhatsApp
Le numéro de téléphone enregistré sur la fiche de l'élève — ou sur celle d'un membre du personnel — sert à deux usages distincts. Dans les deux cas, le numéro, authentifié par WhatsApp, sert d'identité.
5.1 Les questions posées à l'école
Les familles et le personnel dont le numéro est enregistré peuvent interroger l'école via WhatsApp.
- Un numéro inconnu ne reçoit aucune donnée scolaire.
- Un parent n'accède qu'aux enfants rattachés à son numéro, et à aucun autre élève.
- Lorsque des enfants sont inscrits dans deux écoles utilisant la plateforme, le même numéro vaut pour les deux, et chaque école ne voit que les échanges qui la concernent.
- Seuls les bulletins déjà signés par l'école sont communiqués.
- Les échanges sont conservés pour permettre à l'école de les consulter, avec le numéro partiellement masqué.
5.2 Les messages envoyés par l'école
L'école peut également écrire la première à ce numéro : convocations, annonces, rappels. Ces envois sont décidés par l'établissement, jamais par la plateforme, et sont consignés dans son historique. Hors des vingt-quatre heures qui suivent un message de la famille, WhatsApp n'autorise qu'un format de message approuvé à l'avance : le nom de l'école, l'objet, puis le texte qu'elle a rédigé.
Comment ne plus être joint par ce canal. Ne pas écrire ne suffit plus, puisque l'école peut prendre l'initiative. Une famille qui ne souhaite pas être jointe par WhatsApp demande à l'école de retirer son numéro de la fiche de son enfant, ou bloque le numéro de l'établissement depuis son téléphone. Retirer le numéro ferme aussi l'accès aux questions décrites en 5.1.
Les messages transitent, dans les deux sens, par l'infrastructure de Meta Platforms, soumise à ses propres conditions.
6. Page publique de l'école
Chaque école peut publier une page de présentation. Elle seule décide de son contenu et du moment de sa publication ; par défaut, aucune page n'est visible.
La consultation des résultats par les familles exige le matricule et un code d'accès remis par l'établissement. Le nombre de tentatives est limité, et le message d'erreur est identique quelle que soit la cause — de sorte qu'il soit impossible de deviner si un matricule existe.
7. Sous-traitants techniques
| Prestataire | Rôle |
|---|---|
| Supabase | Base de données et stockage des fichiers |
| Render | Hébergement du serveur applicatif |
| GitHub Pages | Diffusion des pages de l'interface |
| Anthropic | Modèle de langage des fonctions assistées |
| Meta Platforms | Acheminement des messages WhatsApp |
| Resend | Envoi des courriers électroniques |
Ces prestataires hébergent des serveurs hors de la République démocratique du Congo. Aucun d'eux n'est autorisé à exploiter les données à d'autres fins que le service rendu.
8. Sécurité
- Les échanges sont chiffrés en transit (HTTPS).
- Les mots de passe sont stockés sous forme de empreintes irréversibles, jamais en clair.
- L'accès est limité par rôle : un professeur ne voit que ses cours, un titulaire que sa classe.
- L'isolement entre écoles est imposé au niveau de la base de données.
- Les actions sensibles sont journalisées.
9. Durée de conservation
Les données scolaires sont conservées tant que l'école utilise la plateforme, puis archivées en lecture seule à la clôture de chaque année. Cette conservation longue est volontaire : une école doit pouvoir délivrer un duplicata de bulletin des années après le départ d'un élève.
En cas de résiliation, l'école peut demander l'export complet de ses données, puis leur suppression. La suppression intervient dans les trente jours suivant la demande.
10. Droits des personnes
Toute personne concernée — élève majeur, parent, membre du personnel — peut demander l'accès à ses données, leur rectification, leur suppression, ou s'opposer à un traitement.
Adressez-vous d'abord à l'établissement, qui décide de ces données et peut agir directement dans la plateforme. Si l'école ne peut pas répondre, écrivez-nous à myardoise@gmail.com ; nous répondons sous trente jours.
11. Données concernant des mineurs
L'essentiel des données traitées concerne des enfants. Elles sont saisies par l'établissement dans le cadre de sa mission éducative, et non collectées directement auprès des élèves.
Les élèves ne disposent pas de compte sur la plateforme. Les photographies publiées sur la page publique d'une école relèvent de la responsabilité de celle-ci, qui doit s'assurer de disposer de l'accord des parents.
12. Modifications
Cette politique peut évoluer. Toute modification substantielle sera signalée aux écoles clientes avant son entrée en vigueur.